Les sept vies de Rebecca Hampton

Célébrités  /   /  de Clara Paban

Rebecca Hampton est certainement la plus célèbre actrice de Plus Belle La Vie. Elle jouit d’une jolie popularité à Marseille, qu’elle entretient en étant volontiers accessible. Elle est née un 1er mai. Un jour chômé ? Pas pour elle, qui adore créer, travailler, s’essayer à de nouvelles expériences artistiques. Elle aime tout, surtout sa vie, ses vies et les bonheurs qui en découlent. Elle en parle avec exaltation…

ToutMa : Un événement important a enrichi ton existence cet été, la naissance de ton enfant, une petite fille, peux-tu nous parler de ta vie de maman ?

Rebecca Hampton : C’est 3 kilos 300 de bonheur, même si c’est beaucoup de fatigue. J’ai une nouvelle organisation avec beaucoup moins de temps pour moi. Je bats des records de douche, de maquillage et d’habillage. Je suis accompagnée maintenant d’un petit être qui dépend beaucoup de moi. J’ai une nouvelle responsabilité. Je nous trouve déjà de nombreux points communs : elle est bavarde, capricieuse et a autant besoin de câlins que moi.

 

TM : Tu as écrit à quatre mains (avec Paul Melchior) un livre sorti le 5 septembre, « Lettres de là-bas ». C’est un exercice littéraire qui fut une première. Comment s’est passée ta vie d’écrivain ?

RH : Je ne l’ai pas vue comme une vie d’écrivain. J’ai rencontré Paul Melchior, lors d’un hommage à Colette Renard (chanteuse et actrice, notamment dans Plus Belle La Vie). On s’est envoyé des SMS régulièrement et il m’a proposée une nouvelle forme de correspondance, plus éloquente. L’idée m’a plu et nous avons commencé à nous envoyer des lettres par e-mail. On a correspondu sur la vision que j’ai de mon travail, sur mon public, sur ma vie. Ce n’est pas vraiment une biographie, ce sont des sentiments, des idées, mes débuts, je portais la vie dans mon ventre, je me suis racontée.

 

TM : Le théâtre est depuis longtemps l’une de tes passions. Tu seras sur les planches très prochainement en octobre dans la pièce « Sors de ce corps » de Willy Liechty à l’Espace Paul Valéry (au Plessis-Trévise) avec, aussi, Sonia Dubois et Sébastien Almar, comment gères-tu une vie de répétitions ?

RH : Normalement, c’est très prenant, passionnant. C’est un bébé que l’on crée à plusieurs. Là, j’avoue que pour les trois premières semaines de répétitions, j’étais très enceinte, j’ai donc répété en me disant : « Là, je ferai ça, je me déplacerai à tel moment »… tout en restant assise sur une chaise ! Début octobre, nous avons deux semaines de répétition prévues. Nous allons peaufiner la scénographie, la mise en scène. J’affine l’écriture de mon texte. J’ai une mémoire de gruyère, il parait que c’est normal. C’est compliqué de bosser le texte avec mon « bébé ventouse », toujours collé au sein.

 

TM : Le théâtre, c’est comment pour toi ?

RH : Je suis quelqu’un qui a énormément le trac. Juste avant d’entrer sur scène, je me pose toujours la question : pourquoi ai-je choisi ce métier ? C’est un exercice extrêmement difficile que de gérer cette excitation. Je suis Rebecca dans les coulisses et lorsque je suis dans la lumière, je vais devenir Florence. Normalement je ne pense plus qu’à mon personnage. J’espère ne pas être perturbée par mon petit bout de chou qui m’attendra dans les coulisses. Lorsque la pièce est jouée, une décompression s’installe, surtout si ça s’est bien passé. Je suis perfectionniste donc je m’énerve toujours contre les quelques trucs que j’ai ratés. Avec les autres comédiens, on pousse un « ça y est, on l’a fait ! ». On rencontre ensuite le public, on a joué pour eux. Cette rencontre est nécessaire, c’est un moment très agréable. Encore une fois, cette fois-ci, j’aurais surtout envie d’aller embrasser mon bébé !

 

TM : Rassure ton fidèle public, seras-tu bientôt de retour dans « Plus Belle La vie » ?

RH : Oui, je serai de retour sur les écrans en décembre avec une belle histoire. J’ai hâte de reprendre. Cette série a débuté en 2004 et ce n’était pas facile de gagner ce pari. Ce succès est incroyable ! L’ambiance n’a pas changé depuis plus de dix ans. Nous sommes tous heureux de travailler ensemble. C’est assez rare sur une durée de diffusion aussi longue. Lors de mon arrivée à Marseille, je n’ai pas défait ma valise pendant les trois premiers mois. Lorsque j’ai eu un logement, j’ai attendu un an avant de commencer à y faire la décoration. Dans ma tête ce n’était que provisoire ! Et puis le public a été au rendez-vous. J’y ai rencontré Laurent Kérusoré, devenu mon meilleur ami et j’espère rester dans cette famille le plus longtemps possible.

 

TM : Et la tienne de vie, est-elle toujours aussi « belle » ?

RH : La mienne est parfaite. Je ne pouvais pas rêver mieux. Je me demande même si on ne m’a pas fait une blague.

 

TM : Est-ce que la vie d’une hyperactive est facile à gérer ?

RH : Je me sens un peu moins hyperactive depuis le 21 août (date de naissance de sa fille). Il me tarde d’avoir un peu plus d’énergie. Il m’en reste quand même pas mal, je fais beaucoup de choses. La petite est toujours avec moi. Nous sommes allées à la plage, à la campagne, on ne se quitte pas… Il me tarde juste de reprendre le sport, le squash.

Pour tout savoir
www.sorsdececorps.net
www.plusbellelavie.fr

 

Photos _Emmanuel Bournot

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