Le Naturoscope veille sur la Provence

Infos en vrac  /   /  de Agnès Olive

Ancré sur le territoire provençal, le Naturoscope est une association de protection de la nature spécialisée dans la lutte contre les espèces exotiques envahissantes. Qu’elles soient animales ou végétales, ces espèces ont été introduites par l’homme de manière volontaire ou fortuite au 19ème siècle, sans imaginer les dégâts que cela causerait sur les écosystèmes… Selon son directeur, Cyril Gombert, « aujourd’hui on pense que certaines plantes sont méditerranéennes tellement elles font partie du paysage, comme les griffes de sorcière, les agaves ou encore les figuiers de Barbarie qui se régalent de notre climat mais elles sont venues d’Amérique et se propagent au détriment de toute la flore méditerranéenne ». Créé en 1995 à Cassis par un navigateur, Christian Riès, le Naturoscope a déménagé à Marseille pour élargir son champ d’action et aujourd’hui, financé par le Conseil Général, le Conseil Régional, la Ville de Marseille et le Ministère de l’Écologie, il regroupe un pôle Terre à Pastré, un pôle Mer aux Prophètes et une antenne à Toulon, ce qui lui permet de couvrir actuellement deux départements, d’avoir un rayonnement régional et même des projets européens. Son action est double :

– Prévention et information auprès des particuliers dans les jardineries car « on ne doit pas planter n’importe quoi quand on fait son jardin en Méditerranée, il faut penser à faire un jardin de Biodiversité méditerranéenne » dixit Cyril.

– Sensibilisation du grand public par des campagnes de communication comme la journée annuelle de la Fête de la Nature, ou encore de la pédagogie auprès des scolaires, car nombre d’actions sont menées avec les écoles, les collèges et les lycées lors de sorties sur le terrain, stages, interventions, animations notamment avec « Les Classes Bleues »…

Le second volet curatif se traduit par l’arrachage : « on l’organise avec les gestionnaires des espaces naturels remarquables comme le Parc National des Calanques ou celui de Port-Cros, et avec de nombreux bénévoles mais il est beaucoup plus difficile de faire arracher des plantes à des gens que de leur faire ramasser des déchets… » ajoute Cyril. Plus largement, le Naturoscope forme au développement durable « parce qu’on doit penser environnement autant qu’économie et social : c’est le triple bénéfice ! Pas question de retourner vivre dans les grottes, il faut maintenant imaginer des récits fantastiques de développement durable pour faire rêver avec une nouvelle écologie. Et tout reste à écrire… » conclut-il.

_www.naturoscope.fr

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