Ils font l’actu… sportive

Vos portraits  /   /  de Olivier Emran

Le sport, c’est leur dada. Ils le commentent, l’agrémentent, chacun selon son vécu et sa sensibilité. Mais ici, le sport roi, c’est le foot ! Car la ville (et bien au-delà) vit essentiellement au rythme du ballon rond et de son arène ovale moderne !

Revenons à nos sportifs : trois hommes, une femme. Ils sont incontournables ici, mais vous ne connaissez pas forcément leurs visages. Pourtant ils (et elle) vous racontent Marseille tous les jours que l’OM fait. Écoutons-les, découvrons leurs parcours et voyons comment ils perçoivent Marseille, eux qui en sont les chroniqueurs musclés au quotidien…


Toni SELLIEZ

France Bleu Provence 

Un « pur produit »  du groupe

Radio France. C’est en ces termes que Toni Selliez se définit. Il commence en 1999 à Amiens comme stagiaire. Puis il enchaîne, en quelques années, Bordeaux, Caen, Perpignan, Melun, Auxerre, Grenoble, Quimper, Boulogne s/mer… Il en a vu du pays Toni et il a touché à tout. Il viendra au journalisme sportif par une série de rencontres. Adolescent, l’un de ses proches l’initie à la lecture de L’Équipe. Puis, un peu plus tard, encore jeune journaliste, sa rencontre avec Vincent Delorme

(aujourd’hui « matinalier » chez France Bleu Picardie) infléchira le cours de son parcours vers le journalisme sportif. Et le voici aujourd’hui à Marseille, en poste depuis quatre ans, à suivre l’OM en priorité tout en s’occupant, pendant les trêves, de « l’actu géné ». À la différence de ses confrères journalistes sportifs radio, il suit le club phocéen sur l’ensemble de ses déplacements. Il est donc de tous les matchs : championnat, coupe de France, coupe d’Europe. Bref, il est « dehors » un week-end sur deux et prend ses vacances en fonction du calendrier de l’OM ! Non mais si c’est pas de l’amour pour le sport et le ballon rond ça !“Comment parler de Marseille… Il y a des femmes qui sont très belles et dont on tombe très amoureux très vite mais qui, finalement, nous déçoivent rapidement. Marseille, au contraire, serait une femme extrêmement fine, attachante avec un caractère bien ancré. En fait Marseille, soit c’est un mauvais rencard, soit c’est une grande rencontre.”

_www.francebleu.fr – 103.6FM


Stéphane BURGATT
RFI

C’est l’unique correspondant de RFI (Radio France International)… en France ! Cet infirmier de formation se reconvertit précocement dans le journalisme et intègre l’EJCM Marseille dans une formation en « nouveaux médias et nouveau journalisme ». Arrivé dans la cité phocéenne avec ses parents il y a seize ans (au même moment que la coupe du monde), Stéphane a, comme nombre de passionnés, commencé tout jeune comme bénévole dans une radio libre associative. Il a touché à tout, progressant pour se faire une voix, un ton, un nom dans le monde sportif qu’il couvre depuis avril 2014. Ainsi, tout commence un jour par hasard à l’occasion d’un match Montpellier-Toulouse qui lui tombe dessus. Depuis la reprise du championnat, il est régulièrement commentateur des matchs de l’OM pour Radio France et a couvert France-Fidji (1er test-match de rugby) pour RFI. Son travail au quotidien côté sport ? Faire des « points » lors des matchs, des interventions très rapides et très rythmées qui s’intègrent dans des soirées en multiplex. Une discipline très spécifique faite de prises de parole en direct et à la volée ou bien encore de « sons » enregistrés, montés et diffusés dans l’instant. Il faut être rapide, inventif et concis, tout en accrochant l’auditeur. La course, toujours… Sportif quoi !

Je me suis très vite attaché à cette ville. Marseille est une ville difficile à cerner. Ici, tout est énorme, riche. Tout prend des proportions démesurées. Je le vois quand je fais des interviews, cette ville bouillonne, avec des gens extrêmement vivants et spontanés. Rien n’est dans la demi-mesure. Les gens t’interpellent, te parlent et pour nous c’est génial. Ici, ça n’a rien à voir et c’est une ville géniale à raconter.”

_www.rfi.fr – 89FM

 

Hélène FOXONET
L’Équipe

Le DESS de psychologie, ça mène à tout ! C’est « pour s’amuser » qu’Hélène débute à la radio en 1981 à l’occasion de l’arrivée des radios libres. Footballeuse pendant quinze ans (stoppeuse, puis latéral gauche), elle commentera « tout naturellement » le foot « en intégral » sur Radio Sprint, la radio de La Marseillaise à l’époque. De fil en aiguille, Hélène devient la voix féminine de l’OM pendant six ans. Avec le foot en général et l’OM en particulier, Hélène a vécu de fabuleux moments lors des déplacements avec les équipes, le staff et les dirigeants (ce qui ne se fait plus aujourd’hui) en France et à l’étranger. Ce furent les heures flamboyantes de l’époque Tapie-Goethals. Du foot, sport qu’elle aime avec passion et lucidité, elle a connu le meilleur. Pour le pire, elle fut l’une des victimes de la tragédie de Furiani en 1992. Sa carrière professionnelle ? En 1991 elle écrit pour France Football et, en 1995, elle rentre à l’Équipe comme correspondante basée à Marseille. Marseillaise et engagée, Hélène s’intéresse également aux problématiques du handicap et de la santé dans notre ville, mais c’est une autre histoire… Aujourd’hui, quoique portant un regard plus distancié sur les mondes sportifs et footballistiques qui ont tendance à s’uniformiser, elle conserve son franc-parler, sa plume et des analyses d’une grande pertinence dans son blog « Au balcon du Vélodrome ». En lisant Hélène, on se prend à aimer le foot et l’OM ! Parce qu’elle en connaît les rouages, parce qu’elle sait raconter cette histoire populaire, celle de toute une ville dans laquelle s’inscrit ce club. À lire (en s’abonnant gratuitement !) absolument et régulièrement.

“Marseille, c’est une ville qui est coupée en deux. Cette fracture me semble dramatique. Car ce qui a été formidable à Marseille c’était de pouvoir mêler des cultures et des conditions différentes. Je pense que nous sommes en train de perdre cette diversité et cette richesse.”

_www.lequipe.fr et http://aubalconduvelodrome.blogs.lequipe.fr

Yann TERROU
Europe 1

Guidé (mû, même) par une irrépressible curiosité « d’aller voir comment ça se passe de l’autre côté », Yann commence la radio en 1997, grâce à sa grand-mère de Corrèze qui était pote avec le directeur d’antenne de RBA FM… Bravo mamie ! Il a quinze ans et c’est le coup de foudre. Il démarre immédiatement comme standardiste préposé aux dédicaces pour ne plus jamais quitter le micro. Il le dit, il a aimé la radio avant d’aimer le journalisme. L’adrénaline du direct et du micro ouvert. C’est en cela que le sport était fait pour rencontrer Yann. Avant cela, des stages en radio chez NRJ et Nostalgie, puis une rencontre avec Alain Pages alors rédac’ chef de France Bleu Gironde. Le jeune homme accrocheur retient l’attention de l’homme de radio confirmé. Yann le sait maintenant, il sera un homme de radio ! à force de le vouloir, il décroche un CDI à Europe 2 Quimper. La suite se fait dans la foulée : RFM Montpellier et Europe 1 sports, suite à un coup de bol monumental (mais il faut aussi un peu de chance pour faire une carrière non ?). C’est en 2009 que la station de l’avenue François 1er

lui confie le suivi de l’OM. Frissons garantis pour le jeune auvergnat face au volcan en perpétuelle fusion du stade Vélodrome. Et rencontre avec un public, une histoire, un club. Le foot, mais aussi, à l’occasion, le rugby du RCT ou tout autre événement sportif susceptible de se dérouler entre Montpellier, Monaco et la Corse, voici le quotidien de Yann Terrou. Dites, le sport c’est du boulot !

“Je sais que je serai malheureux quand je quitterai cette ville. Marseille pour moi, c’est un grand plateau en équilibre qui tient on ne sait comment. Mais c’est aussi une ville qui est en train de prendre conscience de ses atouts, en chassant certains de ses démons, tout en en gardant d’autres ! Cette ville me correspond bien : elle regarde devant elle et elle croit en son avenir.”

_www.europe1.fr – 104.8FM

Le nouveau stade Vélodrome. Du foot certes, mais pas que

« Vélodrome », le stade marseillais n’en a plus que le nom depuis 1985, date à laquelle la piste cycliste est supprimée. Ce nouveau stade, cette aréna, aura demandé plus de trois ans de travaux et 268 millions d’euros de travaux, pour proposer dans sa forme actuelle 67 000 places nichées sous 65 000 m2 de couverture avec vue sur la voûte étoilée. Un stade pensé pour être polyvalent et fonctionnel, le tout intégré dans un programme immobilier de 100 000 m2 au sein d’un nouvel éco quartier (mazette !) créé autour du stade. Ledit stade qui recevra en 2016 le championnat d’Europe de football. Les places seront chères !

 

 

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