Lilou Fogli : passionnément

Célébrités  /   /  de Clara Paban

L’actrice Marseillaise Lilou Fogli est à l’affiche  d’ « un peu, beaucoup, aveuglement  » depuis mercredi 6 mai, premier film en tant que réalisateur de Clovis Cornillac, son mari dans la vie. Dans cette comédie romantique, elle ne se contente pas d’en être la révélation. Elle en est  surtout le co-auteur. Lumière sur une actrice et scénariste accomplie.

TM : Ce film raconte une histoire d’amour, un conte de fées moderne, comment est née l’envie d’écrire un tel scénario ? Pourquoi une comédie romantique ?

LF : J’écrivais depuis un moment… juste comme ça. J’avais envie de mettre sur papier des histoires que j’avais en tête. Clovis m’a encouragée. Et puis je me suis rappelée qu’étudiante, je vivais dans un petit studio très mal isolé. J’entendais mon voisin. J’étais dans ma période fleur bleue, alors je me suis mise à l’idéaliser, intelligent, drôle, beau, original… la totale. Je me suis même mise à faire des choses du quotidien en même temps que lui : écouter de la musique, prendre mon café, regarder la télé… Et puis je l’ai rencontré ! Bon… C’était pas vraiment ça… (rires). Je trouve aussi qu’aujourd’hui, on a un réel problème d’écoute, on va trop vite. On ne se soucie plus du détail. Je trouve ça dommage, parce qu’on est fait de détails… C’est ce qui nous rend unique. Ce mur permettait aussi d’enlever tous préjugés sociaux, physiques et de revenir à l’essentiel. C’est un mélange de tout ça qui m’a donnée l’idée d’écrire « un peu, beaucoup, aveuglément ».

TM :  Est ce facile le travail d’écriture en couple ?

LF : J’ai tout d’abord écrit seule pendant un an. J’ai montré à Clovis cette première version. Il a eu un déclic et le désir d’en faire son premier long métrage. Ensuite, Clovis, Mathieu Oullion et Tristan Schulmann sont montés à bord pour arriver à la version finale. Je n’ai donc pas travaillé en couple mais en équipe !

TM : La maternité et la lune de miel laissent finalement du temps pour l’écriture ?

LF : Hahaha, non. J’ai commencé à écrire bien avant. Et nous ne sommes toujours pas partis en lune de miel. Pas encore eu le temps !

TM : Machin, machine, ce sont vos surnoms dans l’intimité? Votre fils Nino, son surnom, c’est « chose » ?

LF : Non en fait, j’ai choisi Machin Machine parce que je pensais que le spectateur pourrait mieux s’identifier. Ca rappelle l’enfance. Dans les cours d’école on a tous parlé de Machin qui nous a gonflé… et puis finalement Machin il est quand même sympa… oh ben non moi je le trouve même mignon… Finalement Machin Machine, c’est deux petits mots qui peuvent nous agacer mais qui peuvent être aussi très tendres.

TM : Lilou est devenue Parisienne, et Clovis, est-il un bon Marseillais ?

LF : Alors je suis Marseillaise et je le revendique ! J’aime ma ville ! Il se trouve que mon boulot se trouve à Paris et que je me suis bien adaptée. Clovis est Lyonnais et il est aussi très attaché à sa ville. ÇA ne l’empêche pas de trouver la ville de Marseille belle, authentique et surtout d’en aimer les Marseillais. Nous sommes Parisiens… mais d’adoption !

TM : Tu as fait tes classes à l’Actor Studio à New-York, est-ce un plus pour travailler en Europe ? Qu’apprend-on qui n’existe pas dans le cinéma français ?

LF : J’ai fait l’Actor Studio parce que ça me faisait rêver et que j’ai eu la chance d’être reçue au concours. Je n’ai en revanche aucun rêve américain ou européen. Je suis bien en France. Si une opportunité se présente à l’étranger, je l’appréhenderai de la même façon que si c’était en France. Est-ce que le projet est intéressant ? est ce que le rôle me plait ?

TM : Tu as un master en finance, tes parents (château Berger) ont eu quelle réaction lorsque tu leurs as annoncé « je veux faire du cinéma » ?

LF : Comme tout parent, je pense qu’on cherche le bonheur de nos enfants. Et je suis heureuse !

TM : Serais-tu devenue addict à l’écriture, envisages-tu d’écrire un autre scénario ?

LF : Addict à l’écriture je ne sais pas, envie d’en écrire d’autres : oui ! Je m’y suis déjà mise ! Affaire à suivre !

TM : Et dans une actualité plus proche… Direction Cannes, une montée des marches est-elle prévue pour l’équipe d »‘Un peu beaucoup, aveuglément »?

LF : Je serai dans Puerto Ricans in Paris de Ian Edelmann aux côtés d’Alice Taglioni et Rosario Dawson et dans un téléfilm pour France 2 le Zèbre réalisé par Frédéric Berthe aux côtés d’Eric Berger. Et pour Cannes, oui j’y serai avec Clovis.

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