Brigitte “Pas envie de résister”

Célébrités  /   /  de Emmanuelle Vigne

Brigitte est intense, Brigitte est entière… Brigitte donne tout. Leur second album, « à Bouche que veux-tu » évoque le désir mais aussi la fragilité, la force, la malice… Brigitte est la femme plurielle, contradictoire, parfois déroutante, toujours attachante. Avec 250 dates au compteur – double disque de platine et une Victoire de la Musique – Sylvie Hoarau et Aurélie Saada sont en tournée dans toute la France jusqu’au 23 juillet et s’arrêteront le 13 mai au Pasino d’Aix-en-Provence. En attendant, laissez-les susurrer à votre oreille, laissez-vous emporter par leur musique rutilante et l’harmonie de leurs voix sensuelles…

ToutMa : Comment vivez-vous l’aventure de ce second album ?

Brigitte : Nous étions déjà sur un petit nuage à l’accueil du premier album « Et vous tu m’aimes », c’est comme un long rêve qui n’en finit pas. On aurait pu ne pas retrouver la magie et l’envie de nous retrouver face-à-face pour travailler de nouvelles chansons, mais non, c’est toujours bien là. Il y a beaucoup de travail, mais ça nous plaît, nous sommes portées par l’excitation. Il y a tous les jours de la nouveauté.

TM : Décrivez-nous votre mode de création musicale.

B : Nous écrivons, composons et arrangeons tout ensemble. Nous avons également coréalisé l’album avec Marlon Bois, réalisateur de talent avec qui nous avions déjà travaillé sur le premier album. De notre côté, on a l’impression de faire de l’artisanat avec pas mal de tâtonnement et de doute et puis finalement tout s’enchaîne très naturellement.

TM : Quelle attention portez-vous au travail en studio ?

B : Oh c’est un vrai travail de fourmis ! Nous ne sommes pas forcément attachées toujours exactement aux mêmes choses, ce qui est aussi intéressant. On a tous nos petites obsessions. C’est tellement prenant que ca peut rendre fou, parfois on ne sait plus du tout où on en est, si c’est génial ou si c’est complètement nul.

TM : Quelle formation avez-vous sur scène par rapport à la première tournée ? Et quels sont les changements ?

B : Sur cet album il y a beaucoup plus d’instruments ; il y a des cordes, des cuivres, des percussions, souvent plusieurs couches de claviers. Nous avons donc un musicien de plus, c’est d’ailleurs une musicienne, Charlène Juarez. Et comme pour la première tournée, tout le monde chante aussi, je dirais même que tout le monde chante très bien.  Pour décor, nous avons installé une jungle gigantesque en or et des animaux de porcelaine. Les lumières apportent pas mal de mystère et de contraste à ce monde doré. Quant aux costumes, nous n’avons pas pu nous empêcher de porter les magnifiques robes à paillettes d’Alexis Mabille.

TM : Musicalement, quelles sont vos envies ?

B : Pour cet album, nous ressentions une grande envie de danser, de nous amuser, de profiter à fond de l’instant présent. J’imagine que cela s’entend dans notre musique, mais tout n’est pas tout blanc, il y a toujours pas mal de questionnement et de noirceur.

TM : Votre public est-il le même depuis le début ? Comment le définiriez-vous ?

B : Question difficile… le public n’est pas toujours le même d’une salle à l’autre. On peut dire que c’est un public plutôt large, des familles, des ados, de jeunes mamans en bande, des hipsters, des mamies avec leurs petites filles, des couples hétéro, des couples homo, des métaleux, des enfants…

TM : « à bouche que veux-tu » exprime le désir, une féminité assumée sans complexe,  un droit à la liberté, une amitié fusionnelle. Souhaitez-vous transmettre un message particulier aux femmes ?

B : Nous écrivons ce qui nous touche, ce que nous vivons, notre réalité. Nous racontons les histoires de nos vies passées, fantasmées, intérieures. Il se trouve que nous sommes deux femmes avec énormément de points communs. Nous nous sentons particulièrement libres et décomplexées depuis notre rencontre. C’est pour nous une telle force ! Sans doute avons-nous envie de partager cela aussi avec notre public.

TM : Avez-vous un rapport particulier à notre région ?

B : Je garde un souvenir très fort de notre premier concert à Marseille, c’était au Poste à Galène. C’était plein à craquer, une centaine de personnes était restée bloquée sur le trottoir, et une chaleur de fournaise ! C’était électrique.

TM :  Est-ce que vous avez un bon feeling avec le public d’ici ?

B : Il n’y a pas de mauvais feeling avec le public, enfin cela ne nous est jamais arrivé de ressentir un mauvais feeling. Nous sommes tellement heureuses d’être sur scène que ça se sent énormément !

 

Pasino d’Aix-en-Provence
vendredi 13 mai 2016
www.brigitteofficiel.com

 

 

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