Raphaël Imbert, la musique est sa maison

Célébrités  /   /  de Camille Jalaguier

 

La petite histoire

Il paraît que son père est issu d’une vieille famille marseillaise… Musicien autodidacte né en 1974, Raphaël Imbert a grandi à Rogne. Saxophoniste talentueux, il poursuit un chemin atypique dans la grande famille du jazz et des musiques improvisées. L’un de ses domaines de prédilection est le spirituel dans le jazz. Bien que de renommée nationale, Raphaël Imbert reste très impliqué régionalement et attaché à la vie culturelle rurale en Haute-Provence. Il a d’ailleurs fondé en 1999, Nine Spirit, une compagnie de jazz à Marseille.

Le festival Marseille Jazz des Cinq Continents

L’été dernier, l’ouverture du Marseille Jazz des Cinq Continents lui a été confiée, en tant que musicien et musicologue phare de la région. Cette année, c’est en  commissaire d’exposition pour l’incontournable festival de jazz qu’il revient ! À travers des objets provenant des fonds du MuCEM, l’artiste-chercheur retrace l’histoire du jazz à Marseille et rappelle que notre territoire a toujours bien accueilli les musiques rythmées, métissées et polyphoniques.

Music is my home : les suds fusionnés

Et c’est un autre sud que l’on retrouve dans son nouvel album « Music is my home », celui des Etats-Unis. Toujours en quête des origines de cette musique spirituelle, le saxophoniste nous entraîne dans son carnet de voyage sonore. Là-bas, il rencontre des communautés de bluesmen à Asheville, un pasteur, un ancien saxophoniste à Atlanta… De retour dans son pays des Alpes-de-Haute-Provence, il décide de les convier le temps d’un enregistrement. En effet, ce dernier album, sorti fin janvier chez Jazz Village, a été enregistré au Théâtre Durance à Château-Arnoux-Saint-Auban. Une véritable affaire de famille provençale puisque c’est Alain Soler du label Durance qui a été le directeur artistique du projet.

En compagnie de musiciens emblématiques tels que Big Ron Hunter, Alabama Slim, Leyla McCalla et de jeunes artistes comme la talentueuse batteuse Anne Paceo, Raphaël Imbert se transforme en un ethno-musicologue de choc qui nous emmène sur les routes du Deep South américain. Il s’interroge sur la musique et son influence, où populaire ne rime pas forcément avec succès commercial. Il réfléchit sur l’impact sociologique et musicologique de ces événements festifs et nous offre un disque rempli du sel de la musique américaine du sud. Cette même musique qui nous entraîne de l’autre côté de l’Atlantique au détour d’une rue de la Nouvelle-Orléans. Prenez place confortablement dans votre fauteuil et laissez-vous porter par ses notes qui voguent au gré du delta du Mississipi.

Sur tous les fronts musicaux

Une carte blanche lui est proposée le 8 juillet au festival d’Aix-en-Provence, avec la voix envoûtante de Marion Rampal qui est la chanteuse de l’album et des musiciens du groupe Nine Spirit. Il jouera également de la clarinette basse et mêlera du Jean-Sébastien Bach à des chants populaires… à voir !

 

Album « Music is my home » / Jazz Village
www.ninespirit.org

Marseille Jazz des Cinq Continents du 20 au 29 juillet
www.marseillejazz.com 
 

Festival d’Aix-en-Provence du 30 juin au 20 juillet
http://festival-aix.com

 

PHOTOS _ Jean-Baptiste Millot

 

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