David Walters, la musique pour passeport

Célébrités  /   /  de Virginie Favre

Certains le connaissent pour ses aventures musicales à travers le monde dans l’émission « Les nouveaux explorateurs » sur Canal +, d’autres parce qu’ils l’ont vu sur scène. Auteur, compositeur, interprète mais aussi producteur et multi-instrumentiste, David Walters est avant tout un curieux mélomane qui n’a de cesse d’explorer les sonorités du monde. L’infatigable musicien découvre les cultures à travers la musique et collabore souvent avec les meilleurs (Jamiroquaï, Lenny Kravitz, M, Arthur H ou Tracy Chapman). Il a déjà sorti deux albums mais continue de pousser sa curiosité toujours plus loin. Entre deux voyages, le globe-trotter se pose chez lui, à Marseille.

 

 

ToutMa : Comment es-tu arrivé à Marseille ? 

David Walters : Par passion pour la musique ! Je ne m’y attendais pas du tout. J’habitais Bordeaux, j’étudiais en sport-étude d’athlétisme et à coté, j’étais DJ sur la tournée des Négresses Vertes. J’y ai rencontré Dupain, un groupe marseillais qui mêle musique traditionnelle et actuelle. Ils m’ont invité chez eux et un mois après j’habitais à Marseille ! Je me suis aussitôt fait une « to do list » : apprendre la guitare, le chant et passer mon permis bateau.

TM : Et la musique, ça te vient d’où ?

DW : J’ai toujours dépensé tout mon argent de poche dans les vinyles, notamment à Londres. Je suis parti au Togo et là-bas j’ai commencé à apprendre les percussions et le chant. Rentré de voyage, j’étais passionné de musiques traditionnelles. J’ai été quelque temps au conservatoire de musique à Marseille mais j’ai préféré apprendre chez moi en proposant des collaborations aux musiciens que je rencontrais. J’y ai écrit mon premier album « Awa ». En tournée j’ai eu la chance de faire des premières parties prestigieuses, notamment celle de Jamiroquaï aux Arènes de Nîmes ! Le meilleur moment reste notre tête-à-tête dans les loges pour chanter a ccapella « Harder they come » de Jimmy Cliff.

Pour écouter sa mixtape :
https://soundcloud.com/davidwaltersplay

Pour suivre ses actus : 
_www.davidwalters.fr

TM : Comment as-tu débarqué sur Canal + ?

DW : J’ai été repéré par Diego Buñuel (actuel directeur des documentaires de Canal +). Il cherchait un musicien polyvalent, qui puisse rentrer facilement en contact avec les gens. A cette époque, je n’avais pas la tv mais paradoxalement, ne pas avoir de culture télévisuelle a certainement joué en ma faveur puisqu’ils cherchaient de la nouveauté. Canal + et la musique m’ont propulsé aux quatre coins du monde pour y faire des reportages : USA, Inde, Colombie, Corée du sud, Afrique du sud, tous ces voyages m’ont marqué, tu en reviens forcément plus ouvert aux différentes cultures. Cela m’a aussi permis d’apprendre un autre métier : celui de faire des films documentaires.

TM : Des projets ?

DW : Je suis en train de terminer le montage d’une web-série de 10 épisodes qui propose une découverte de Cuba à travers la musique. C’est le premier film que je produis et réalise de A à Z… avec mon comparse et cameraman Anthelme Bizeul. L’idée est de montrer la révolution culturelle que vit Cuba aujourd’hui  et qu’il n’y a pas que de la salsa sur la plus grande île de la Caraïbe. Avec la levée de l’embargo, le pays est en mutation et la musique est un fabuleux vecteur de messages. C’est à voir en ligne sur le site Havana Cultura. A venir également, la mixtape « NeverStopExploring », une compilation musicale accompagnée de photos que j’ai prises lors de mes reportages  dans le monde. Je l’ai conçue comme un premier volume, une carte de visite  pour marquer ce premier tour du monde. D’autres numéros suivront. Et surtout il y a toujours mes collaborations « live » (Super Soul avec Frank Wayaz et Pierre Sibille, Trio Combo Brazil avec Pierre Sibille et Wallace Negao et Wish en duo avec Cyril Benhamou), ces projets sont précieux pour moi car le live nous maintient en lien direct avec le public, cela rend aussi tous mes projets de films légitimes ! Que ce soit pour une soirée Borderline ou en première partie de M, j’aime jouer en live car c’est en concert que la magie opère !

TM : Ton prochain voyage ?

DW : Je retourne en Inde pour de nouvelles rencontres artistiques et nourrir l’écriture d’un prochain album. La musique est un vecteur fabuleux pour rencontrer les gens et découvrir d’autres cultures. Elle raconte les peuples, la tradition, la modernité, les évolutions d’un pays, parfois ses combats et ses révolutions.

davidwalters

 

 

 

On air ou sur terre ?
On air ! Quand la lumière s’allume en studio d’enregistrement, c’est un moment précieux :
la musique se fige et devient un fichier qui peut être partagé.

Prince ou Queen ?
Queen car Freddie Mercury a une musique avec des influences classiques, lyriques et rock… J’aime ces mélanges hors-format.

Soul ou Saoul ?
Soul… toute ma culture et mes influences musicales viennent de la musique black.

Electro ou Afro ?
Mes initiations musicales et mes racines sont afro mais l’électro est un terrain de jeu sans limite.

Georges Michael ou Michael Jackson ?
Michael Jackson ! En plus de son talent, de sa sensibilité et du monument musical qu’il nous a laissé, il nous aura prouvé que rien ne résiste au travail !

Solo ou Duo ?
Duo : j’adore le face-à face. En musique ou en amour le duo est un privilège, chacun y donne le meilleur de soi.

Bistrot ou Gastro ?
Les « cantines » Spok car j’adore leur petits plats et aussi parce que j’ai une toute nouvelle collab’ avec eux qui mêle mes photos de voyages et ma musique à la gastronomie. A découvrir dans leurs restaurants !

OM ou CNM ?
OM car Marseille c’est le foot !

Pointe Rouge ou Roucas Blanc ?
Malmousque, c’est mon quartier, un lieu hyper poétique en toute saison.

Goudes ou Frioul ?
Plutôt le Frioul pour le coté sauvage. Prendre le bateau c’est déjà un petit voyage.Les apéros ou les nuits blanches de pêche entre copains au Frioul sont des moments inoubliables.

Cap Ferret ou Cap Canaille ?
Cap Ferret ! C’est l’endroit de mes premières saisons quand j’étais étudiant à Bordeaux, j’y retrouve mes potes d’enfance, c’est ma bulle d’air. Etre « perché » entre le bassin d’Arcachon et l’océan est régénérant, et me donne l’envie d’ouvrir une nouvelle page blanche. J’en rentre toujours apaisé.

Bobo ou Baba-cool ?
Rock n’roll !

 

Photo en une _Charlotte Lapalus
Photo centrale _Jonhattan (Pecker Custer) Volcom Shop Marseille

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