Festival International du film d’Aubagne : une édition placée sous le signe de la musique

Cinéma  /   /  de Jacques Lucchesi

C’est le grand rendez-vous de tous les amoureux du court-métrage depuis maintenant dix-sept ans ; c’est-à-dire tous ceux qui considèrent que la création cinématographique de pointe se fait en dehors des circuits commerciaux. Non que le long-métrage n’y ait aussi sa place, mais il n’a pas ici le monopole. Il vient plutôt s’y insérer comme une sorte de point d’orgue, parmi d’autres formes et approches de l’objet filmique – lequel n’existe que par une synergie de créateurs.

Cette année encore, le Festival International du film va mettre, entre le 20 et le 25 mars, la petite commune d’Aubagne en ébullition. Quoique bénéficiant de plusieurs lieux de programmation, le pôle d’attraction de cette 18eme édition sera le cinéma Le Pagnol, où sera projetée l’intégralité des films présentés. Avec dix longs-métrages et soixante-treize courts-métrages (sur  deux mille cinq cents films reçus), les huit jurés de cette sélection vont avoir bien du travail pour les départager et attribuer les prix annoncés lors de la soirée de clôture.

Ces films venus du monde entier nous parlent, pour la plupart, du monde contemporain et des stratégies d’existence de ceux qui le subissent de plein fouet. A l’instar de ce Captain fantastic (Matt Ross, USA, 2016) qui sera projeté en avant-première le 20 mars à 20 heures. Ou de Divines (Houda Benyamina, France-Qatar, 2016), pour lequel une de ses actrices, la jeune Deborah Lukumuena, a obtenu une nomination aux récents Césars. Outre celle-ci, ce sera l’occasion, pour le public présent, de rencontrer quelques « pointures » de la profession parmi les invités d’honneur : comme l’actrice-réalisatrice Noémie Lvovsky (Camille redouble) ou le grand réalisateur franco-roumain Radu Mihaileanu, dont le beau film Le concert sera projeté en sa présence mercredi 22 mars.

Côté courts, on pourra voir, au gré de ses envies, des fictions (cinquante au total), des films d’animation (dix-sept) et des documentaires (seize). Au total soixante-treize films représentant trente et un pays. Cette floraison exceptionnelle s’explique aussi par l’invitation lancée à trois autres festivals européens : l’International Short Film Festival d’Oberhausen (Allemagne), Il Cinema Ritrovato de Bologne (Italie) et le BRNO 16 International Short Film Festival (République Tchèque).

Mais, comme nous le disions en exergue, la musique est à l’honneur cette année. Et qui de mieux, pour la représenter, que Rachel Portman, compositrice oscarisée en 1997 pour Emma l’entremetteuse. Elle sera là pour en parler lors de la projection, mardi 21 mars, du Chocolat, de Lasse Hallström.

Si on ajoute, en annexe de ces soirées, de nombreux workshops, masterclass, concerts et expositions, on aura un tableau à peu près complet de ce festival dont l’importance ne cesse de croître. Tout en maintenant – avis aux amateurs – des tarifs d’entrée d’une grande modicité.

Tous renseignements sur : www.aubagne-filmfest2017.com

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