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35ème Festival du Film Francophone à La Ciotat

Cinéma  /   /  de Jacques Lucchesi

Si Cannes a tendance, en cette saison, à focaliser tous les regards des cinéphiles, il n’en reste pas moins que le cinéma continue d’exister ailleurs dans la région. En ce domaine, comme en d’autres, l’arbre cache toujours la forêt. Aussi est-il juste d’éclairer des initiatives un peu moins médiatisées, d’autant qu’elles n’épousent pas la même durée. C’est le cas pour le Festival du Premier Film Francophone, qu’organise l’association La Ciotat Berceau du Cinéma, et dont la 35ème édition débutera quelques jours après la clôture de son célébrissime aîné.

Dans cet intitulé, deux mots sont importants : l’ordinal « premier » et l’adjectif « francophone ». Car dans le contexte actuel, avec un marché qui mise sur une rentabilité à court terme, il est très difficile de faire un premier film professionnel. Et si celui-ci, après maintes tractations, parvient à être réalisé, il lui faudra encore être distribué en salles et ne pas disparaître dans la masse des nouveaux films qui sortent chaque semaine. Pour ceux qui sont sélectionnés, ce festival est donc l’occasion d’une seconde chance. Quant à l’exigence de communauté linguistique, elle n’est pas très contraignante. Dans le monde, en effet, plus de deux cents millions de personnes partagent avec nous notre langue, ce qui lui laisse encore de beaux jours devant elle.

C’est ce qui justifie la présence, dans le jury, de Françoise Ravaux-Kirkpatrick qui a elle-même fondé à Richmond (Virginie) un festival du film francophone. Elle aura pour collègues le producteur Jacques Dorfmann, le critique Serge Toubiana ainsi que trois jeunes acteurs, Arthur Dupont, Naïdra Ayadi et Pauline Lefèvre.

Quant aux films en compétition, ils seront vingt sur la ligne de départ, le mercredi 31 mai. Dix longs-métrages et autant de courts – passage obligé pour tout cinéaste débutant – qui seront projetés en alternance tout au long des cinq soirées programmées. Des films qui interrogent la condition humaine dans ses multiples aspects ou qui reviennent sans complaisance  sur des personnalités artistiques, comme la danseuse Loïe Fuller et le guitariste de jazz Django Reinhardt. A cette sélection, il faut rajouter les films hors compétition, comme Lumière ! L’aventure commence de Thierry Frémaux (délégué général du Festival de Cannes) qui sera projeté lors de la soirée d’ouverture.

Il est à noter que chaque séance sera suivie par un débat, ce qui permettra au public de confronter ses impressions à l’expérience des réalisateurs et des acteurs présents. Et tout cela se déroulera dans la cadre prestigieux de l’Eden-théâtre, le plus vieux cinéma du monde encore en activité. En matière de 7eme art, qui dit mieux ?

Du 31 mai au 4 juin 2017 au cinéma Eden-théâtre
25 boulevard Georges Clémenceau, la Ciotat.
_04 88 42 17 60. 4€ la séance.
Renseignements sur : www.berceau-cinema.com

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