Angus & Julia Stone, les liens du folk

Célébrités  /   /  de Julie Mandruzzato

Les voyages des mélomanes ne se finissent jamais. À l’occasion de la sortie de leur nouvel album Snow, le duo Angus et Julia Stone vient se produire sur la scène marseillaise. Julia, la chanteuse, a répondu aux questions de ToutMa.

 

TM : Comment vous êtes-vous retrouvés dans l’univers musical ? Comment tout a commencé ?

Julia : Ça a toujours été présent à la maison. Le groupe de musique de papa répétant dans le garage, les amis invités à la maison pour chanter… Nous avons été bercés par la musique. Maman avait sa façon bien à elle. Elle chantait tout le temps : quand elle cuisinait, quand elle marchait… elle sifflait ou chantait des chansons. En fait, ça a commencé quand nous avons été en âge de nous en souvenir, donc assez jeunes ! Angus et moi, nous jouions chacun de notre côté dans des groupes de musique à l’école. Je chantais à la chorale et je jouais de la trompette dans un groupe et dans un orchestre. Ça reste mes meilleurs moments à l’école, entre autres les voyages avec notre groupe de musique.

 

TM : Qu’est-ce que vous avez souhaité exprimé à travers ce nouvel album Snow ?

Julia : L’album, c’est quelque chose que nous avons créé ensemble. Nous voulions pouvoir aller dans un endroit où nous asseoir avec des amis et écrire ensemble les chansons d’un album. C’était un moyen de se rassembler : une collaboration créative de deux individus souhaitant passer le même message mais avec deux visions différentes.

 

TM : Vous avez écrit et enregistré dans un cottage à Byron Bay. Peux-tu me dire quelles sensations l’endroit vous a procurées ?

Julia : Le lieu, qui appartient à Angus, est vraiment très beau. C’est calme et bruyant à la fois. Silencieux parce que l’on n’entend pas les voitures des hommes… mais la nature est sauvage et retentissante. D’ailleurs, nous avons été surpris d’avoir pu enregistrer l’album sans avoir trop d’oiseaux ou de bruits de vaches en arrière plan ! L’atmosphère y est tranquille, on s’y sent à la maison. Le studio d’enregistrement était à l’intérieur d’un vieux cottage qui a été construit dans les années soixante.

 

TM : Y a-t-il une symbiose qui se créée lorsque vous écrivez ensemble ?

Julia : Écrire ensemble c’est quelque chose de différent. Les sons que l’on crée semblent vraiment nous appartenir.

 

TM : Quel est votre rapport à la mer ? Je pense à la proximité de l’océan avec Byron Bay, mais aussi la mer, à Marseille.

Julia : Nos parents et nos grands-parents étaient tous marins : nous avons passé une grande partie de notre enfance à l’eau. L’un de mes souvenirs préférés, étant jeune, c’est de m’endormir dans la coque du bateau… pendant que le bateau tanguait lentement sur l’eau. C’était apaisant de trouver le sommeil de cette façon.

 

TM : Ce n’est pas la première fois que vous vous produisez à Marseille. C’est comment de jouer là-bas ?

Julia : Marseille est une ville magnifique. Nous y sommes allés trois fois maintenant, et à chaque fois que nous y jouons nous sommes très excités à l’idée de retrouver la ville. Les bateaux, la mer, les odeurs, la nourriture, les gens… Nous avons eu beaucoup de bons moments à Marseille. Je me souviens que durant notre dernier show nous avons pris le ferry avec un membre du groupe, et nous avons admiré l’horizon et la ville. J’ai adoré.

 

TM : Vous avez donc trouvé du temps pour visiter la ville ?

Julia : En général, nous avons au moins quelques heures pour découvrir les environs. Parfois nous avons quelques jours de repos qui nous permettent de visiter des galeries d’art ou de nous promener dans les parcs.

 

TM : Quelles sont les musiques qui vous inspirent ? Des artistes français ?

Julia : J’adore Vanessa Paradis. C’est une femme merveilleuse. Sa voix, sa sensibilité. J’aime Phoenix aussi ! C’est un groupe incroyable.

 

TM : Pouvez-vous nous expliquer pourquoi l’un des titres de l’album s’appelle « Baudelaire » ?

Julia : Un jour, alors que j’étais en train de préparer le repas dans la cuisine du studio, Angus était allongé sur le sofa et lisait un poème de Baudelaire à voix haute. Le poème s’intitule « Enivrez-vous ». Ça commence : « Il faut être toujours ivre. Tout est là : c’est l’unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve. » Puis le poème se termine : « Mais de quoi ? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise. Mais enivrez-vous ».

Ça nous a plu immédiatement, nous étions transportés. Être ivre dans la vie, peu importe la forme que cela prend. Être éveillé, être présent à chaque instant et expérimenter la beauté sous toutes ses formes. Nous avons commencé à écrire la chanson et nous l’avons appelée « Baudelaire ». Au refrain les paroles disent : « Follow me to the bottle and we’ll figure it out, I will leave my troubles by the river ». La bouteille c’est juste le sentiment d’ivresse. Mais ça peut être n’importe quoi : suis-moi vers un endroit où l’on s’éveille.

 

 

Photos _© J. Stenglein

Sortie de l’album le 15 septembre en concert le 25 octobre au Dôme à Marseille

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