Croque-Monsieur avec Fanny Ardant les 10 et 11 novembre

Théatre / Danse  /   /  de Emmanuelle Vigne

L’éclatante Fanny Ardant, sous les traits de Coco Baisos, emporte le public et sa troupe de comédiens dans la peau d’une veuve fantasque qui cherche par tous les moyens à se remarier. Depuis plus d’un an, le célèbre vaudeville de Marcel Mithois se produit à Paris au Théâtre de la Michodière et le public acclame la performance de l’actrice qui, au-delà de son aisance dans le genre burlesque, apporte à la fois un brin de fantaisie, un zest de folie et une douce poésie à son personnage de croqueuse d’hommes. À l’occasion d’une tournée exceptionnelle de quelques dates seulement, le Silo accueille la troupe pour deux représentations exceptionnelles et à ne pas manquer.

« C’est Jean-Yves Bouvier, neveu de Jacqueline Maillan, qui nous a suggéré Croque-Monsieur de Marcel Mithois, persuadé que le rôle de Coco Baisos, écrit au départ pour Edwige Feuillière et qui sera le premier triomphe personnel de sa tante, irait « comme un gant » à Fanny, raconte Thierry Klifa, metteur en scène de la pièce. À la première lecture, poursuit-il, quand, avec son irrésistible phrasé et sa fantaisie naturelle, elle a dit les premiers mots de la pièce : « Allons bon… Veuve encore ! » ou plus tard : « Je t’annonce que la veuve Baisos n’est plus qu’une mendiante péruvienne… en guenilles… » j’ai su qu’elle incarnerait à la perfection cette femme libre qui s’est façonné un destin pour échapper à ses origines sociales, amoureuse de l’amour et anti-conventionnelle, jouant des hommes autant qu’ils se jouent d’elle, les manipulant pour mieux se laisser duper par eux. Sa seule présence décalant fatalement ce texte à la mécanique burlesque imparable et aux quiproquos désopilants, lui amenant ainsi une certaine forme de poésie et de mélancolie ».

De Bernard Menez, Julia Faure, Michaël Cohen, en passant par Pierre Rochefort, Jean-Baptiste Lafarge et Amir El Kacem, Thierry Klifa a choisi pour entourer la comédienne des acteurs venant d’horizons très différents, cela afin « qu’ils puissent jouer (et pour certains plusieurs rôles) avec une sincérité premier degré sans jamais basculer dans la caricature ou l’outrance », précise-t-il. Une pièce réjouissante dont la musique signée Alex Beaupain renforce l’aspect jubilatoire.

Le Silo
35 quai de Lazaret, Marseille 2ème
Les 10 et 11 novembre 2017 à 20h30
04 91 90 00 00 _silo-marseille.fr

Photos _Carole Bellaïche

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