Jane Birkin dans Gainsbourg Symphonique au Grand Théâtre de Provence, le 15 décembre

Musique  /   /  de Caroline Bouteillé

 

Tout bien considéré, qu’est-ce qu’une grande mélodie sinon cette phrase musicale à la facilité apparente et qui renferme pourtant des trésors de complexité ? Ce mélange d’évidence, d’efficacité et de composition savante est le dénominateur commun des grands succès de la chanson populaire, au premier rang desquels figurent les chansons de Serge Gainsbourg. Aussi, il n’est pas surprenant que celles-ci aient fini par rencontrer le monde électif des orchestres philharmoniques, comme une manière de se souvenir que le jeune Lucien Ginsburg, avant de s’inventer Gainsbourg ou même Gainsbarre était le fils de mélomanes russes versés dans la musique classique.

C’est pourquoi, lorsque Jane Birkin rencontre en 2011 le pianiste et compositeur Nobuyuki Nobu à l’occasion d’un concert qu’elle donne à Tokyo, après la catastrophe de Fukushima, l’idée de réarranger avec lui les plus belles chansons de Gainsbourg pour un orchestre philharmonique s’impose immédiatement. Depuis, l’idée a fait son chemin et il en est né un album magnifique dans lequel Jane pose sa voix fluette, portée comme dans un souffle par des cordes qui nous feraient presque croire qu’elles sont des vents, tant l’ensemble est aérien. C’est au Grand Théâtre de Provence qu’elle se produira le 15 décembre, avec Nobu et l’orchestre de Toulon. Elle interprètera des titres que le Grand Serge avait composés pour elle, naturellement, mais aussi des chansons écrites pour d’autres, une vingtaine au total. L’occasion de redécouvrir « La Javanaise », la « Ballade de Johnny Jane » ou encore « Le Pull marine », magnifiés par une interprétation, qu’elle soit musicale ou vocale, tout en précision et sensibilité.

Celle qui chante Gainsbourg depuis 30 ans a trouvé, avec ses complices (dont Philippe Lerichomme, à la direction artistique), le moyen de rendre un hommage vibrant à l’un des plus grands monuments de la chanson française selon une formule qui masque des années de travail de la « matière musicale Gainsbourg », pour se présenter au public avec la grâce d’une évidence !

Jane Birkin dans Gainsbourg Symphonique
Grand Théâtre de Provence, le 15 décembre
380 avenue Max Juvénal, Aix-en-Provence
Places de 6 € à 35 €
Renseignements au 08 2013 2013

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