Kungs this boy !

Célébrités  /   /  de Julie Mandruzzato

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Prenez un enfant du siècle et mettez-lui une platine entre les mains, il en fera un disque du même acabit. À sa guise, il pourra le changer en or ou en diamant. L’Aixois Valentin Brunel, dit Kungs, n’a pourtant que 21 ans, mais il rythme sa vie à la même allure qu’il mixe ses titres sur les fuseaux horaires du monde entier.

 Fini l’école, la carrière solo s’envole

 Malgré les heures de vol qui s’enchaînent, le jeune DJ semble avoir gardé les pieds sur terre :

« L’entourage fait vraiment beaucoup, j’essaie de garder au maximum les personnes qui étaient autour de moi avant que ça marche », révèle-t-il dans une interview.

 Avant que la machine décolle, avant qu’elle détraque les corps et les âmes qui se meuvent sur le tempo de ses morceaux, Valentin Brunel a grandi dans un univers propice aux mélomanes. À 5 ans, sa mère lui apprend à jouer des tambours, tandis qu’il passe des après-midis entiers à écouter du rock avec papa. C’est avec lui qu’il ira voir Indochine, son premier concert, à Toulon. « J’ai écouté beaucoup de rock quand j’étais petit, ça continue de m’influencer. Mon groupe préféré : The Kooks », déclare le petit prodige. Sa passion pour la musique électronique se développe durant son année de terminale, il la cisèle dans son appartement d’étudiant à Aix-en-Provence. Il se forme un réseau sur SoundCloud, une plateforme musicale où il commence à se faire un nom en remixant les titres de Lana Del Rey ou Bob Marley. « Un jour, j’écoutais des morceaux de soul and blues sur Youtube, et j’ai découvert celui de Cookin’ on 3 Burners, un groupe Australien »… le titre c’est This Girl, un morceau auquel il va redonner vie et qui propulse sa carrière à l’international. « J’ai acheté le morceau pour le mettre sur mon logiciel de composition. Je me suis amusé à le mettre à ma sauce avec un peu de drums et de trompette, j’y ai rajouté un drop, c’est-à-dire une partie du morceau qui fait danser les gens », nous explique-t-il en toute simplicité. Ce morceau il le gardera un temps dans ses cartons, avant finalement de le déballer pour le mettre en ligne en février 2016.

Plus vite que la musique

 Le jour de mes 19 ans, j’ai signé chez la maison de disques Barclay et j’ai fait la première partie de David Guetta à Bercy dans la même soirée, explique-t-il dans l’émission de Laurent Ruquier. Son album Layers, c’est le passeport de sa notoriété. Un album qu’il a réalisé entre plusieurs studios à Londres et Paris, mais aussi sur le siège B25 du train, son ordinateur sur les genoux : « La vie sur la route a autant d’avantages que d’inconvénients. C’est un rythme très intense, on ne s’en rend pas compte avant de le vivre. »

 Un album bien dosé, alternant voix féminines et masculines sur des airs entêtants, et sur lequel de nombreux artistes ont accepté de le rejoindre. On ne s’étonnera même pas de voir Luke Pritchard, chanteur des Kooks, interpréter Melody, premier featuring de l’album. Et s’il ne collabore pas directement avec un créateur, il s’occupe de secouer, renouveler et ramener des titres à la vie quand ceux-ci auraient pu mourir dans l’anonymat. C’est alors que son nom d’artiste, Kungs, prend tout son sens. Prononcé « Koungs », il signifie « gentleman » en letton.  Et avouons que Valentin Brunel est déjà un vrai tendre avec les chansons.

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