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Festival international du film d’Aubagne, du 18 au 23 mars

Cinéma  /   /  de Caroline Bouteillé

 

Sans la musique, l’ouverture des Demoiselles de Rochefort, c’est une « after » normande à la MDMA sur un pont transbordeur et, plus récemment, celle de La La Land, une scène d’hystérie collective par contamination à l’ergot du seigle sur la rocade de Los Angeles. Consternation et inquiétude dans le cinéma. Panique dans la salle de projection. Alors forcément, sans la bande son, l’impression du spectateur change du tout au tout. Là où on a deux incipit mythiques qui nous permettent d’entrer directement dans l’énergie du film, on se retrouve d’emblée mis à distance. En un tournemain, on a changé deux comédies musicales en clips ministériels sur les dangers de la drogue. C’est vous dire l’importance de la bande originale au cinéma !

Pourtant, à quelques exceptions près (Vladimir Cosma, Vangelis ou Hans Zimmer par exemple), le grand public ignore tout des compositeurs de musiques de film. Le Festival du film d’Aubagne met justement en lumière ces exhausteurs d’émotions, trop souvent méconnus, qui soufflent à l’oreille du spectateur les sous-titres que le réalisateur ne pouvait pas porter à l’écran, sous peine d’alourdir son récit. Au programme : master classes de composition musicale, projections et même un concert prévu en deux temps. La première partie consistera en un hommage aux plus grands compositeurs internationaux de musiques de film ; la seconde, plus originale, mobilisera l’ensemble des compositeurs intervenus lors des master classes. Ils seront ainsi réunis en une sorte de cadavre exquis musical dans lequel chacun aura composé une partition de deux minutes. Dirigé par l’ensemble Sequenza, le concert sera interprété par les musiciens professionnels du collectif Camerata. En outre, le festival accueillera, pour des projections exceptionnelles, quelques-uns des compositeurs (accompagnés de leurs réalisateurs) qui ont bénéficié de ses dispositifs d’aide à la création : Valentin Hadjadj et Lukas Dhont (Girl), Remi Boubal et Margarita Cadenas (Woman of the Venezuelan Chaos), Erwann Chandon et Samuel Collardey (Une année polaire), Romain Trouillet et Alexis Michalik (Edmond). De la bonne musique en bonne compagnie, n’est-ce pas précisément la définition d’une fête réussie ?

Espace des Libertés / Cinéma Le Pagnol & Théâtre Comoedia, Aubagne
info@cineaubagne.fr _www.aubagne-filmfest.fr

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