Gaëlle Deshoulières : DParfums, l’empire D sens 

Entrepreneurs  /   /  de Emmanuelle Vigne

 

« C’est toujours une histoire de rencontres », s’exalte malicieusement Gaëlle Deshoulières, une femme directe, volubile, curieuse, passionnée par sa vocation et les projets qu’elle s’invente et met en œuvre. Des rencontres, riches ou malheureuses, elle s’en est nourrie tout au long de sa carrière, qui pourtant semblait toute tracée. 

Après un master en marketing à Paris, j’ai intégré naturellement la société familiale Philippe Deshoulières. Représentante de la septième génération de porcelainiers, j’ai créé, pendant treize ans et deux fois par an, des collections d’arts de la table pour les marchés français et internationaux. » Cependant en 2007 elle entreprend et crée Parfums de table, un nouveau concept de parfums associés à la gastronomie. Elle réalise ainsi des condiments « parfumés ». Cette expérience lui fait rencontrer les nez de la parfumerie. Puis Gaëlle change de vie pour s’installer à Aix-en-Provence, elle qui s’est toujours sentie méditerranéenne dans l’âme. Son destin la renvoie très rapidement vers les fragrances lorsqu’elle rencontre, par l’intermédiaire d’une amie, un parfumeur de Grasse à qui elle propose de créer des parfums sur-mesure pour des lieux d’exception. « Mes différentes expériences professionnelles m’ont permis de côtoyer des lieux atypiques, des hôtels à forte identité, des personnes exigeantes, car l’univers du luxe demande de l’écoute et la signature olfactive doit répondre à ces attentes », explique-t-elle. Depuis deux ans, Gaëlle crée et diffuse donc ces signatures olfactives haut de gamme qu’elle décline, selon les besoins de ses clients, sur des objets parfumés : bougies, papeterie, céramiques, diffuseurs à froid… Elle s’est entourée de maîtres parfumeurs et de maîtres ciriers établis à Grasse, ainsi que d’un nez corse, pour satisfaire aux « demandes spécifiques sur l’île de Beauté ». Elle crée notamment pour l’hôtel Le Pigonnet et Les Augustins, à Aix, pour Le Maquis, en Corse, mais aussi pour des marques comme Clarks, à Paris, comme le Trafalbar, à Nice, le centre sportif Z5 de Zinédine Zidane ou encore le château de Fonscolombe. « Chaque signature olfactive est unique car elle doit créer dès les premiers instants une émotion et sublimer l’identité du lieu. L’identité olfactive doit avant tout raconter une histoire, ce qui en fait un formidable outil de communication », conclut Gaëlle.

_www.dconsulting-solutions.com/dparfums

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