Siska, féminité mystique

Talents d’ici  /   /  de Julie Mandruzzato

Du nomadisme de ses chansons à la sédentarité de son nouvel album, du maniement des langues du monde à celle d’une langue universelle, la chanteuse de Watcha Clan est passée de Sista K à Siska. Un physique toujours envoûtant, des lèvres pulpeuses et des yeux de chat… Son premier album solo, A Woman’s Tale, la révélait déjà maîtresse d’un univers plus féminin, son nouvel album, When U Leave it, confirme l’évidence de la place dans laquelle elle s’est nichée. S’il nous est permis de la comparer à la chanteuse Björk, référence ultime en matière d’électro expérimentale, pour certains, il faudra toutefois taper plusieurs fois à la porte du replay pour mieux apprécier son univers et sa personnalité. Trip-hop magnétique, influences jazz et soul underground, autant de nuances qu’elle expérimente grâce au timbre de diamant de sa voix.

Une formule plus personnelle pour celle qui nous avait habitués à la voir transcender ses identités méditerranéennes au travers de Watcha Clan. Une antichambre de quinze ans qui lui a permis de passer à un style plus intimiste et féminin dans ce nouvel album. Sorti en décembre 2019, avec des remixes de Ekiti Sound et de Suif ft. Charles X, celui-ci s’est également offert un clip, réalisé par la photographe marseillaise Julie Lagier (dont on vous parle ici), qui donne à voir toute la force et le mysticisme que revêt l’univers de la chanteuse.

Photo en une © Julie Lagier

 

SISKA--Hipstamatic

 

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