AYO, un album cocoon

Musique  /   /  de Julie Mandruzzato

 

Avec un nouvel album sorti en janvier dernier, Royal, elle finit toujours par revenir, Ayo. Elle a le nomadisme qui sait nous fixer sur notre propre chaise, celle d’une belle terrasse en début de matinée ou en fin d’après-midi, là où le soleil pointe mais ne vous dérange pas tout à fait. Un album léger et des mélodies dociles avec des thématiques toujours plus ancrées, plus épaisses. La prose de la chanteuse, accompagnée à la guitare par Freddy Koella ou Willy DeVille,  cultive la possibilité d’être qui l’on veut, qu’importe d’où l’on vient. Une concoction musicale qui est celle de la confiance et de l’acceptation de soi (notamment avec le morceau « Beautiful »), de la rupture et du pardon, mais aussi de l’importance de ses racines (nous aimons la tendre reprise d’« Être né quelque part ») et de la célébration de ses origines africaines. D’une enfance traumatique, la chanteuse tire ce qui nous semble être musique thérapeutique. Soul, blues, folk et reggae, c’est elle qui nous fait valser dans le berceau du monde. Ayo, cela signifie « joie » en yoruba et c’est effectivement une joie de retrouver la jeune femme sur scène, avec toujours une énergie positive et un sourire de bohème.

En présentation le 22 mars 2020 au 6MIC à Aix-en-Provence
Ou le 18 Juillet 2020 au Jazz des 5 continents, théâtre Silvain à Marseille

photo © Sophie Koella

AYO_ROYAL

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