Zazie, beaucoup… à la folie

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Pour son 8ème album « Cyclo », Zazie est allée chercher loin en elle-même, c’est-à-dire aussi en nous. Son talent, sa simplicité et sa spontanéité depuis les années 1990 font de Zazie l’une de nos plus attachantes personnalités du pop-rock français. Elle se produira le 22 novembre au Dôme. Rencontre…

 

ToutMa : Qui êtes-vous ?

Zazie : Zazie, brune, 1,76 m, aime les tomates, la tête des vaches, les bains de minuit et faire de la musique.

 

TM :Votre nouvel album est un peu à l’image de la pochette, plutôt sombre, est-ce le reflet d’une période ?

Zazie : Ce n’est pas particulièrement le reflet d’une période, pas un album de « crise » non plus. Ma vie est plutôt très solaire, je suis exposée à la lumière, que ce soit quand je fais des émissions de TV, des interviews, quand je suis sur scène… C’est comme les UV… J’ai un quota pour le soleil, au-delà d’une certaine exposition, j’ai sauvagement besoin de retrouver la pénombre, l’intime… Ce qui est sombre, pour moi, n’est pas forcément triste ; dans ce noir bienveillant, on peut aussi se reposer, murmurer, chanter à tue-tête sans avoir peur du ridicule, on peut aussi fantasmer, se réinventer.

 

TM : Un album et une collaboration avec Olivier Coursier (membre du groupe AaRON avec Simon Buret), pourquoi et comment s’est faite la rencontre ?

Zazie : J’avais beaucoup aimé les albums d’AaRON. Nous sommes rencontrés et ça s’est extrêmement bien passé. Du coup, j’ai eu envie de rappeler Olivier Coursier pour travailler avec lui sur « Cyclo ». C’était, je crois, la bonne personne, par sa sensibilité, sa modernité, son élégance, pour garder l’intimité, peindre des couleurs nuancées, subtiles, énigmatiques. On a bien rigolé aussi, à bidouiller dans son studio avec nos machines et nos pianos…

 

TM : Pensez-vous être à un nouveau tournant de votre vie ?

Zazie : Je suis comme tout le monde, je vis les choses sans forcément chercher à les analyser. J’analyse après ! Je ne me pose donc pas ce genre de question. Mais il est vrai que les artistes, par définition, doivent pouvoir rester souples, je pense, et se questionner pour avancer, aller plus loin et surtout ne pas faire toujours le même album. On a tous nos thèmes récurrents, nos névroses plus ou moins ordinaires, alors, sans être à un tournant particulier de ma vie, je la vois plutôt comme un slalom géant. Je n’aime pas trop les lignes droites. Mais je ne pourrais pas vous dire à quel virage j’en suis ! (rires)

 

TM : Qu’est-ce que la scène vous a appris ?

Zazie : La scène, dont, j’avoue, j’avais très peur au début, m’a confirmé les raisons pour lesquelles je voulais faire ce drôle de métier, c’est-à-dire l’envie d’échanger, de partager… Les concerts sont un rendez-vous, presque amoureux, entre un public et un artiste ; enfin moi je m’y prépare comme tel : je cherche une belle tenue, à les épater, les surprendre, leur faire plaisir. Les gens me renvoient un truc machin chose difficile à définir, mais tellement fort, entre l’amour, la fête, l’envie de se lâcher qui fait que, même quand j’ai le trac, en les sentant si pleins d’envie, j’en oublie le mien !

 

TM : Qu’évoque Marseille pour vous ?

Zazie : La chaleur dans la ville et dans le cœur des gens, la diversité, la langue qui chante, les pieds dans la mer, la bouillabaisse – miam -, l’aïoli – double miam -, la violence aussi, mais pas celle dont parlent les journaux, même si elle existe réellement. Plutôt la violence des sentiments, la spontanéité, l’élan des Marseillais, leur don pour l’exagération, leurs éclats de rire et de voix. C’est une des villes de France que je préfère, à cause de ça.

 

TM : Avez-vous des regrets ?

Zazie : Aucun, à part ne pas avoir passé mon permis de conduire à 18 ans, je ne l’ai toujours pas. La honte.

le 22 novembre au Dôme

 

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