2016, Année de la Marseillaise

Histoire  /   /  de Jacques Lucchesi

Avec les terribles attentats qui ont endeuillé la France l’an dernier, la Marseillaise a fait un retour en force dans l’espace public. Plus personne n’était réticent à l’idée d’entendre – ou même d’entonner – ce chant aux accents guerriers composé par Rouget de Lisle en 1792 et devenu officiellement notre hymne national en 1879 : il était à nouveau en résonance avec les tragédies du moment. C’est sans doute pour prolonger ce patriotisme ambiant que le président Hollande a décrété 2016 Année de la Marseillaise. Cette déclaration d’amour arrive à point pour coïncider avec l’Euro de football que la France organise en juin prochain. Mais elle entrainera,  en annexe, son propre calendrier de manifestations nationales où spectacles sportifs et artistiques se succèderont pour le plus grand plaisir de tous. Point de départ historique de cet hymne séculaire, Marseille ne pouvait être en reste vis-à-vis d’un tel programme. C’est d’elle que partira, le 22 juin, la plus grande course-relais jamais organisée en France. Ce Relais de la Marseillaise devrait déboucher sur les Champs-Elysée le 14 juillet, à l’instar des vieux bataillons de volontaires républicains. Pour la petite histoire, le témoin du relais ne sera autre que le manuscrit du chant de Rouget de Lisle.

C’est en prélude à cette série d’évènements que Yannick Mireur, président des Amis du Mémorial de la Marseillaise, a décidé de lancer un autre projet d’envergure : le Socle de la Marseillaise. Cette opération, parrainée par Rudy Ricciotti et Laure Manaudou, est destinée à combler un manque : l’absence de monument dédié à la Marseillaise dans cette cité qui lui a pourtant donné son nom. Le buste du général révolutionnaire François Mireur (ancêtre du premier) viendra s’encastrer sur ce volumineux socle en bronze que doit réaliser le médiatique architecte.

Mercredi 9 mars à la Villa Méditerranée, lors de la soirée de présentation à la presse, Rudy Ricciotti a particulièrement souligné son attachement aux valeurs républicaines dans son activité quotidienne. Quant à Laure Manaudou, elle a évoqué, dans son intervention, l’émotion produite par l’hymne national qui accompagne la remise des distinctions après une compétition.

Reste qu’un tel projet a un coût : 25 000 euros. Aussi, pour réunir cette somme, Yannick Mireur a donc opté pour le financement participatif – ce qui, en bon Franglais, s’appelle désormais du crowfunding. On peut suivre l’évolution des dons – et, éventuellement, apporter sa contribution sur la plateforme Ulule, à l’adresse suivante : https://fr.ulule.com/lamarseillaise-a-marseille/

Si ce montant est atteint, l’inauguration de ce socle prestigieux pourrait avoir lieu à l’automne prochain.

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