Lionel Borla, du visuel au graphique

Talents d’ici  /   /  de Emmanuelle Vigne

L’artiste a cheminé un temps avant que la peinture ne lui apparaisse comme une évidence, le territoire d’expression idéal pour donner libre cours à son imagination. La révélation, il l’eut précisément devant Les Musiciens de Braque, à la Fondation Maeght. Depuis, vingt et un ans ont passé et son plaisir reste intact. Chaque jour, le même sentiment de « plénitude et d’absolu » devant l’espace du papier encore vierge de ses traits et couleurs. 

Lionel nourrit sa peinture de ses premières passions : la musique, qu’il pratique de 13 à 18 ans, et l’architecture, qu’il étudie jusqu’à l’obtention de son diplôme à Marseille-Luminy. Durant ses études, il découvre la technique de l’aquarelle et des encres. « Ainsi (…) je comprenais, inexorablement, que les deux dimensions de la peinture suffiraient à mon épanouissement. La troisième, celle de l’architecture, m’était superflue », confesse l’artiste. 

Rigueur et rythme vont constituer les fondements de son vocabulaire graphique, qu’il développe chaque jour, inlassablement, naviguant entre réalité et imaginaire, synthétisant le formel pour l’interpréter graphiquement. En parallèle, il se passionne pour l’esthétique des années 1950, Le Corbusier, Matisse, Miró mais aussi les recherches picturales de la fin du XIXe, avec Vallotton, Denis, Derain, etc. Ces influences se ressentent dans ses compositions bidimensionnelles. Il peuple ses espaces-plans de silhouettes épurées, de signes graphiques, d’aplats de couleurs, de pleins et de vides. Ses thèmes sont ceux du Sud, où il a toujours vécu (de Menton à Marseille) et auquel il rend hommage : scènes de plage, baigneuses, pinèdes, cabanons, architectures… Toutes les formes stylisées virevoltent, telles des notes de musique dans monde silencieux, baigné de joie par la couleur et les tonalités lumineuses.  

Lionel Borla a développé une écriture qui lui est propre et parle à tous. D’ailleurs ses toiles et dessins numériques (créés sur iPad Pro comme l’a fait David Hockney avant lui) se retrouvent sur les cinq continents, où il expose et compte de nombreux collectionneurs.

instagram :  @lionel.borla

Dans la région, il exposera pour la prochaine édition des Journées de l’amour, à Sète, et le Sm’art à Aix-en-Provence. 

Vous aimerez aussi

Libérez-vous des images de chalet savoyard ou d'isba russe. La « cabane », comme l’appelle Daphné...

Petit, Obélix est tombé dans la marmite du druide, Benjamin Mathieu, lui, a plongé dans celle de...

Après un premier disque sorti en 2012, le duo marseillais Loo & Monetti se dévoile à nouveau en...