Ludivine Sagnier, la crème des mamans

Célébrités  /   /  de Emmanuelle Vigne

A 35 ans, dont 26 de carrière, Ludivine Sagnier possède une filmographie qui impressionne. Actrice fétiche de François Ozon, elle a également tourné avec Claude Chabrol, Alain Corneau et Yvan Attal. L’Aixois Julien Neel, réalisateur de Lou ! Journal Infime lui offre aujourd’hui de jouer une maman excentrique, très complice de sa fille. Un rôle plein de fantaisie qu’elle incarne avec brio et qui coïncide joliment avec l’arrivée prochaine de son troisième enfant. Rencontre avec une comédienne aussi accomplie qu’épanouie.

ToutMa : Connaissiez-vous la BD avant de lire le scénario ?

Ludivine Sagnier : Non car je ne suis pas exactement la tranche d’âge concernée mais je me suis rendue compte très vite que les jeunes filles de mon entourage étaient toutes imprégnées de l’univers de Julien.

TM : Qu’est ce qui vous a séduit dans l’histoire et ce rôle ?

LS : Tout !  La tendresse des personnages, la justesse psychologique de Lou, sa mélancolie, son humour, sa créativité. Quant à mon personnage, j’ai adoré qu’il soit aussi loin de moi. Cette mère totalement dépassée par les événements, scotchée à son canapé, engluée dans les jeux videos, mais qui va quand même, grâce à sa fille, sortir de son état larvaire pour gagner le bonheur qu’elle mérite. C’est vraiment un joli parcours et une sacrée composition pour moi…

TM : Comment s’est passée votre première rencontre avec Julien Neel ?

LS : Je lui ai chanté (très mal) la musique de Mario Bros sur game boy avant même de lui dire bonjour et j’ai passé le reste du temps à lui énumérer les raisons de m’engager !

TM : De quelle manière avez-vous travaillé votre personnage ?

LS : La création du personage s’est faite en plusieurs étapes. La lecture minutieuse des albums, d’une part. L’apprentissage du ukulélé pour la chanson finale. Ensuite, il a fallu lui trouver sa démarche, sa voix, la stigmatiser sans trop forcer le trait, d’autant que la perruque, les lunettes et les costumes apportaient énormément à l’identification. C’est toujours agréable quand la transformation est totale et qu’on ne se reconnait plus dans le miroir. ça désinhibe totalement, ce qui est très appréciable en comédie..

TM : Quels aspects de la personnalité de la mère de Lou vous ressemblent ?

LS : Pour être honnête je n’ai pas grand chose en commun avec la mère de Lou, si ce n’est la capacité de me battre pour mon foyer.

TM : Où s’est déroulé le tournage du film ?

LS : À Bry s/Marne, tout près de Paris. Nous avons tourné essentiellement en studio mais la qualité des décors nous le faisait souvent oublier.

TM : Julien Neel qui réalise pour la première fois, était-il à l’aise et rassurant dans sa direction d’acteur ?

LS : Absolument ! Même s’il pouvait être un peu intimidé les premiers jours, la complicité que nous avons développée a très pris vite le pas. Il était très généreux avec tous les postes et on le lui rendait bien. Tout le monde était très investi.

TM : Les dialogues ont-ils évolué durant le tournage ? Y a t-il eu place à l’improvisation ?

LS : Le fait de tourner en studio est souvent un gain de temps, ce qui permet d’expérimenter des trucs. Du coup, on ne s’est pas privés ! Je m’amusais souvent à proposer des choses pour faire rire Julien, Kyan (Khojandi qui interprète Richard) et Lola (Lasseron dans le rôle de Lou) et j’ai été surprise de voir qu’il en avait gardé beaucoup au montage!

TM : Quels joyeux souvenirs gardez-vous de ce tournage ?

LS : Il y en a beaucoup, c’était un tournage délicieux. Je me souviens du jour où nous avons tourné la séquence chantée du générique de fin. Il y avait une sorte de plénitude, d’harmonie entre nous. Nous avions le sentiment d’avoir accompli quelque chose de fort.

TM : En dehors de la promotion du film, quels sont vos projets actuellement ?

LS : Le film de Fred Grivois avec Reda Kateb qui sortira début 2015 et le film de Charles Berling en tournage au printemps prochain.

 

EN BREF

– Quelle histoire a le plus marqué votre enfance ?
Le petit lord Fauntleroy, Les Disparus de St Agil, Sissi…

– Un de vos plus beaux souvenirs d’adolescence ?
La cabane que nous avions construite clandestinement dans le parc de Saint Cloud. Nous nous y retouvions pour des barbecues interdits avec une vue imprenable sur Paris en espérant que le gardien du parc ne nous trouve pas. C’était l’aventure…

– Quel jouet de votre enfance avez-vous gardé ?
Des peluches qui sont maintenant sur le lit de mes enfants.

 

ENTRETIEN _Emmanuelle VIGNE
PHOTOS _Emmanuel BOURNOT en exclusivité pour ToutMa à la piscine Molitor – Septembre 2014.

 

 

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